La basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré désertée la veille de la fête de sainte Anne : la situation semblait surréaliste pour des milliers de pèlerins venus assister à la messe et à la procession aux flambeaux. Il faut dire que l’église n’était pas vide par choix puisqu’une alerte à la bombe a complètement paralysé le déroulement des festivités entourant la fête de sainte Anne.
Samedi soir dernier, un peu après 17h, une valise apparemment abandonnée a été retrouvée dans la basilique. Située près des multiples bannières de procession dans le transept sud, il était impossible de retrouver son propriétaire malgré des appels à tous. Devant l’achalandage monstre, les forces de l’ordre ont opté pour la sûreté avant tout et ont décidé d’évacuer la basilique et d’ériger un périmètre de sécurité de 200 mètres autour du sanctuaire.
La consternation se lisait sur le visage des gens qui assistaient à l’arrivée du cortège des forces de l’ordre.
« Nous avons préféré ne pas courir de risque inutile, a précisé le père recteur Guy Pilote, d’autant plus que nous avions eu des menaces auparavant pour l’auberge. »
Dans la foule, tout le monde souhaitait qu’il ne s’agisse que d’une fausse alerte.
Sûreté du Québec, pompiers, artificiers et ambulanciers étaient présents. Après plusieurs heures, et après avoir effectué une radiographie de la valise, les forces de l’ordre ont pu confirmer qu’elle ne contenait aucun mécanisme explosif. Quel ne fut pas leur étonnement d’y trouver… un chapelet géant.
« La valise contenait un grand chapelet de procession. On n’a pas pensé que ça pouvait être ça », a confié le père Pilote qui ignorait que certaines personnes laissaient de tels objets en prévision de la procession.
La valise appartenait à l’organisatrice d’un pèlerinage. Auparavant, elle avait pris une entente avec les agents de sécurité pour laisser sa valise à cet endroit. Mais le personnel de la sécurité a changé et personne n’était au courant.
« La dame était extrêmement peinée. C’est vraiment une bonne dame. Elle a agi de bonne foi », de dire le père recteur.
Plusieurs personnes auraient aimé pouvoir assister à une messe malgré tout, même à l’extérieur de la basilique. Après tout, ce ne sont pas les chapelles qui manquent dans les environs. Mais les Rédemptoristes, après avoir réfléchi à la possibilité de déplacer la messe au Centre Sainte-Anne, ont choisi d’abandonner l’idée. Idem pour la traditionnelle soirée de prière dans la basilique, alors que celle-ci reste ouverte toute la nuit exceptionnellement le 25 juillet de chaque année.
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- le thème de la neuvaine était « Réconcilions-nous »;
- selon les chiffres avancés par le sanctuaire, environ 100 000 personnes auraient fréquenté le sanctuaire à l'occasion de la neuvaine 2009;
- les prédications préparées par le professeur Gilles Routhier, le prêtre qui prêchait la neuvaine cette année, pourraient être publiées;
- le groupe du Ahearn Memorial Pilgrimage des États-Unis était présent pour une 86e année consécutive, mais le groupe continue de diminuer année après année;
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Comment un journal sérieux de la trempe du Soleil de Québec peut-il laisser filer ce genre d'énormité qui regorge d'erreurs, dont :
- « Sainte-Anne fait salle comble » : ce n'est pas un spectacle. Si l'auteur voulait faire référence à la sainte et non au lieu, il aurait fallu écrire « Sainte Anne fait salle comble »;
- confusion dans l'ensemble du texte entre le nom d'un lieu, avec le trait d'union, et le nom d'une sainte, sans le trait d'union;
- utiliser le mot « hôtel » au lieu de « autel », et « couloir » au lieu de « déambulatoire » : un journalisme de qualité passe aussi par un vocabulaire précis;
- inconstance entre « basilique » et « Basilique »
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En revanche, deux articles au sujet de la neuvaine se démarquent :
- Neuvaine de Sainte-Anne-de-Beaupré : pour la foi et la beauté des lieux (20 juillet 2009)
- La basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré : un « secret d'ici » qui se démarque au Canada (25 juillet 2009)
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vendredi 31 juillet 2009
jeudi 18 juin 2009
Sainte-Anne-de-Beaupré dit adieu à l'un de ses piliers
Le sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré vient de perdre l'un de ses plus illustres représentants. Vendredi dernier, le père Raymond Tremblay, C.Ss.R., est décédé subitement. Il avait eu 80 ans en février dernier. Il faisait partie de ces hommes de foi qui excellent dans plusieurs domaines, mais qui gardent malgré tout une grande humilité.
Peu de temps avant la prière du matin dans la chapelle du monastère des rédemptoristes - les gardiens du sanctuaire - les confrères du père Tremblay l'ont trouvé assis sur sa chaise, près de l'orgue. Ils ont d'abord cru qu'il dormait, mais ils ont constaté que quelque chose clochait quand ils ont tenté de le réveiller. Malgré des tentatives de réanimation, son décès a été confirmé vers 7h50 à l'hôpital de Sainte-Anne-de-Beaupré. Il serait mort selon toute vraisemblance d'un arrêt cardiaque.
Le père Tremblay était admiré pour son humilité, son travail et sa grandeur d'âme. « Il travaillait comme dix », indique le recteur de la basilique, le père Guy Pilote, pour qui le père Tremblay était un confrère, un collègue de travail et un ami. C'est d'ailleurs le père Pilote qui a préparé une bonne partie de l'hommage qui lui sera rendu lors de ses funérailles samedi matin.
L'amour des langues
À l'époque des cours classiques au Québec, avant les réformes scolaires, il avait mis au point une méthode d'enseignement du grec qui a été adoptée à travers toute la province. Il a ainsi écrit plusieurs livres qui étaient destinés aux écoliers, notamment à ceux du Séminaire Saint-Alphonse, à côté du monastère des pères. Encore aujourd'hui, le père Tremblay lisait le Nouveau Testament en grec, sa langue de composition originale.
Dans la communauté, on faisait également appel à lui pour ses connaissances de la langue française. Et ce n'était pas les derniers venus qui lui demandaient conseil : certains rédemptoristes avec de brillantes carrières en enseignement lui demandaient à l'occasion quelques conseils grammaticaux !
L'amour de la musique
Raymond Tremblay se passionnait pour la musique. Il y a quelques années, j'étais resté en sa compagnie pour écouter l'orgue à la fin d'une chaude soirée d'été dans la basilique. Pendant plusieurs minutes, il était resté assis sur son fauteuil dans le choeur, où le bois et le marbre vibraient tandis que l'organiste Pierre Bouchard terminait un morceau grandiose. Malheureusement, j'ai oublié le nom de la pièce. Mais je n'oublierai jamais la passion avec laquelle il m'en a parlé.
Tout au long de sa vie, le père Tremblay a rédigé et mis en musique beaucoup de chants religieux. L'an dernier, à l'occasion du 350e anniversaire du sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré, il a même composé une messe spéciale pour souligner cette fête. C'est d'ailleurs cette messe qui sera chantée lors de ses funérailles.
Il confiait qu'il ne s'endormait pas sans musique, et que cela lui venait de son enfance, du piano que lui jouait sa mère qui était musicienne.
L'amour de Dieu
« C'était un homme sans prétention. Un travailleur fidèle qui aimait saint Alphonse et qui aimait les rédemptoristes », affirme le père Guy Pilote. Le père Tremblay se préoccupait de la qualité spirituelle de l'humain. C'était un directeur spirituel couru et apprécié. Il a d'ailleurs co-fondé le mouvement des Marguerites dans lequel des individus « adoptent » spirituellement un prêtre et choisissent de prier pour lui.
Il a également travaillé à la conception de cours de spiritualité avec l'École de la Vie intérieure. Il voyageait et donnait ces cours à divers endroits au Canada. Cela l'a bien entendu amené à étudier la vie des grands mystiques du catholicisme et à se nourrir de leurs spiritualités.
Sa présence auprès des pèlerins était toujours fort appréciée. Sur un ton neutre, mais toujours souriant, il accueillait toutes les demandes des nombreux visiteurs au sanctuaire où il a passé les dernières années de sa vie. De plus, il écrivait beaucoup d'articles pour la Revue Sainte Anne, l'une des plus anciennes publications catholiques en Amérique du Nord.
Un homme pour l'éternité
Samedi, lors de ses funérailles pour lesquelles une foule considérable est attendue, le père Guy Pilote lira un court extrait du dernier document qu’a produit Raymond Tremblay sur le thème de la « réconciliation », une réflexion proposée aux pèlerins à l'occasion du thème retenu cette année pour la saison estivale des pèlerinages. Ce passage est tiré du feuillet « SANCTUAIRE SAINTE-ANNE-DE-BEAUPRÉ, RÉCONCILIONS-NOUS », juin 2009 :
« ME RÉCONCILIER AVEC DIEU »
« C’était Dieu qui, dans le Christ, se réconciliait le monde en ne tenant plus compte des fautes des hommes » (2 Co 5, 19)
« Quel message réconfortant ! Peu importe les fautes que j’ai commises, je puis me jeter dans les bras de mon Père comme l’enfant prodigue et me laisser réconcilier par Lui. Avec Dieu, tout est possible, tout peut recommencer. Il me redonne ma dignité de fils ou de fille. Il me fait entrer dans la salle du banquet et célèbre la joie de mon retour. Il n’attend que ma confiance. »
***
Le père Tremblay sera exposé dans la chapelle de l'Immaculée-Conception ce vendredi. Ses funérailles auront lieu à 10h30 samedi. On peut se procurer le CD de certaines de ses compositions à la boutique du sanctuaire.
Peu de temps avant la prière du matin dans la chapelle du monastère des rédemptoristes - les gardiens du sanctuaire - les confrères du père Tremblay l'ont trouvé assis sur sa chaise, près de l'orgue. Ils ont d'abord cru qu'il dormait, mais ils ont constaté que quelque chose clochait quand ils ont tenté de le réveiller. Malgré des tentatives de réanimation, son décès a été confirmé vers 7h50 à l'hôpital de Sainte-Anne-de-Beaupré. Il serait mort selon toute vraisemblance d'un arrêt cardiaque.
Le père Tremblay était admiré pour son humilité, son travail et sa grandeur d'âme. « Il travaillait comme dix », indique le recteur de la basilique, le père Guy Pilote, pour qui le père Tremblay était un confrère, un collègue de travail et un ami. C'est d'ailleurs le père Pilote qui a préparé une bonne partie de l'hommage qui lui sera rendu lors de ses funérailles samedi matin.
L'amour des langues
À l'époque des cours classiques au Québec, avant les réformes scolaires, il avait mis au point une méthode d'enseignement du grec qui a été adoptée à travers toute la province. Il a ainsi écrit plusieurs livres qui étaient destinés aux écoliers, notamment à ceux du Séminaire Saint-Alphonse, à côté du monastère des pères. Encore aujourd'hui, le père Tremblay lisait le Nouveau Testament en grec, sa langue de composition originale.
Dans la communauté, on faisait également appel à lui pour ses connaissances de la langue française. Et ce n'était pas les derniers venus qui lui demandaient conseil : certains rédemptoristes avec de brillantes carrières en enseignement lui demandaient à l'occasion quelques conseils grammaticaux !
L'amour de la musique
Raymond Tremblay se passionnait pour la musique. Il y a quelques années, j'étais resté en sa compagnie pour écouter l'orgue à la fin d'une chaude soirée d'été dans la basilique. Pendant plusieurs minutes, il était resté assis sur son fauteuil dans le choeur, où le bois et le marbre vibraient tandis que l'organiste Pierre Bouchard terminait un morceau grandiose. Malheureusement, j'ai oublié le nom de la pièce. Mais je n'oublierai jamais la passion avec laquelle il m'en a parlé.
Tout au long de sa vie, le père Tremblay a rédigé et mis en musique beaucoup de chants religieux. L'an dernier, à l'occasion du 350e anniversaire du sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré, il a même composé une messe spéciale pour souligner cette fête. C'est d'ailleurs cette messe qui sera chantée lors de ses funérailles.
Il confiait qu'il ne s'endormait pas sans musique, et que cela lui venait de son enfance, du piano que lui jouait sa mère qui était musicienne.
L'amour de Dieu
« C'était un homme sans prétention. Un travailleur fidèle qui aimait saint Alphonse et qui aimait les rédemptoristes », affirme le père Guy Pilote. Le père Tremblay se préoccupait de la qualité spirituelle de l'humain. C'était un directeur spirituel couru et apprécié. Il a d'ailleurs co-fondé le mouvement des Marguerites dans lequel des individus « adoptent » spirituellement un prêtre et choisissent de prier pour lui.
Il a également travaillé à la conception de cours de spiritualité avec l'École de la Vie intérieure. Il voyageait et donnait ces cours à divers endroits au Canada. Cela l'a bien entendu amené à étudier la vie des grands mystiques du catholicisme et à se nourrir de leurs spiritualités.
Sa présence auprès des pèlerins était toujours fort appréciée. Sur un ton neutre, mais toujours souriant, il accueillait toutes les demandes des nombreux visiteurs au sanctuaire où il a passé les dernières années de sa vie. De plus, il écrivait beaucoup d'articles pour la Revue Sainte Anne, l'une des plus anciennes publications catholiques en Amérique du Nord.
Un homme pour l'éternité
Samedi, lors de ses funérailles pour lesquelles une foule considérable est attendue, le père Guy Pilote lira un court extrait du dernier document qu’a produit Raymond Tremblay sur le thème de la « réconciliation », une réflexion proposée aux pèlerins à l'occasion du thème retenu cette année pour la saison estivale des pèlerinages. Ce passage est tiré du feuillet « SANCTUAIRE SAINTE-ANNE-DE-BEAUPRÉ, RÉCONCILIONS-NOUS », juin 2009 :
« ME RÉCONCILIER AVEC DIEU »
« C’était Dieu qui, dans le Christ, se réconciliait le monde en ne tenant plus compte des fautes des hommes » (2 Co 5, 19)
« Quel message réconfortant ! Peu importe les fautes que j’ai commises, je puis me jeter dans les bras de mon Père comme l’enfant prodigue et me laisser réconcilier par Lui. Avec Dieu, tout est possible, tout peut recommencer. Il me redonne ma dignité de fils ou de fille. Il me fait entrer dans la salle du banquet et célèbre la joie de mon retour. Il n’attend que ma confiance. »
***
Le père Tremblay sera exposé dans la chapelle de l'Immaculée-Conception ce vendredi. Ses funérailles auront lieu à 10h30 samedi. On peut se procurer le CD de certaines de ses compositions à la boutique du sanctuaire.
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